LA FOLIE : C’EST QUOI AU JUSTE

Le terme folie n’est plus employé à des fins diagnostiques en psychiatrie. On lui préfère les formulations troubles psychiques ou troubles mentaux (tels que: schizophrénie, trouble bipolaire, paranoïa, catatonie , etc.), qui sont l’objet d’étude de la « psychopathologie » et donnent lieu a différents classements.

La folie est une notion extrêmement polysémique. Elle désigne le plus souvent des comportements jugés et qualifiés d’anormaux. Selon le contexte, les époques et les milieux, la folie peut désigner la perte de la raison[1] ou du sens commun, le contraire de la sagesse, la violation de normes sociales, une posture marginale, déviante ou anticonformiste, une impulsion soudaine, une forme d’idiotie, une passion[2], une lubie, une obsession, une dépense financière immodérée.

Autrefois, la folie était considérée comme incompatible avec la vie en société et les malades mentaux – les aliénés – étaient exclus, enfermés à l’asile, parfois toute leur vie. De nos jours, les avancées scientifiques ont permis de différencier les types de troubles mentaux. Les malades psychiatriques reçoivent un traitement qui leur permet de vivre (presque) normalement.

La schizophrénie

C’est l’une des maladies psychiatriques la plus répandue. La schizophrénie est une maladie chronique grave et compexe, qui survient souvent à l’adolescence. Les symptômes les plus connus sont le repli sur soi, l’incapacité d’agir, les sautes d’humeur, un comportement désorganisé, des problèmes de concentration, des mouvements répétitifs, des difficultés à tenir une conversation. Lorsque les idées délirantes, les hallucinations, les problèmes de langages surviennent, le diagnostic est encore plus facile à poser.

La manie

La manie (du grec ancien μανία / maníā « folie, démence, état de fureur ») est un état mental caractérisé par des degrés d’humeur, d’irritation ou d’énergie anormalement élevés[1]. Elle appartient comme la dépression aux troubles de l’humeur. Elle constitue l’une des phases du trouble bipolaire et est, dans un sens, l’opposé de la dépression. On parle aussi parfois de phase maniaque, ou de crise d’accès maniaque.

Des symptômes typiques sont par exemple :

– une excitation, une exaltation, un ressenti de « pressions intérieures » ;
– une humeur « élevée » : euphorique classiquement, mais aussi une irritabilité, une plus grande réactivité (« au quart de tour »), une propension à se mettre en colère ;
– des rires pour des choses futiles ou sans aucune raison ;
– de l’activité sans repos, de l’agitation improductive. La personne commence plusieurs choses et ne les termine pas, par exemple ;
– une diminution de la pudeur, une « perte de gêne » allant parfois jusqu’à des attitudes de séduction et des contacts sexuels à l’excès ou au hasard (alors que dans son état « normal », la personne n’aurait pas souhaité avoir ce genre de comportement).

Les troubles bipolaires

Autrefois, on parlait de psychose maniaco-dépressive. On parle aujourdhui de troubles bipolaires. Il s’agit de troubles de l’humeur. La dépression récurrente appartient à cette même famille. On pense même que de nombreux dépressifs sont en fait bipolaires. Le quotidien du malade oscille entre phases maniaques et phases de dépression. Dans les périodes maniaques, c’est l’euphorie, l’excitation pathologique. La personne fourmille d’idées et de projets, ressent un profond bien-être, est très volubile, augmente son activité sociable et sexuelle. Ensuite, le bipolaire entre dans une phase dite « stable ». Puis c’est la dépression, le repli sur soi et les idées noires qui s’installent. Le niveau de l’humeur et de l’énergie du patient sont très bas. La mélancolie mène au suicide 20 % des patients.

Les troubles obsessionnels-compulsifs (TOC)

Les personnes qui souffrent de TOC sont assaillies par des idées persistantes qui les entraînent à répéter sans cesse les mêmes gestes, comme un rituel. Cette maladie démarre souvent dans l’adolescence et touche 1 à 2 % de la population. Les pensées qui surviennent dans l’esprit des patients leur paraissent souvent insensées, parfois violentes, mais curieusement, ils ne peuvent y résister. Ces gestes répétitifs sont souvent liés à des doutes continuels, des angoisses concernant la propreté ou encore la peur d’être contaminé.