les critiques principales faites à l’école concernent la pratique enseignante jugée trop magistrale et la fréquence des maltraitances émotionnelles et/ou physiques (humiliations verbales, punitions, privation de récréations, interdiction de boire ou d’aller aux toilettes…), les devoirs sont souvent sources de crispation dans les familles.
Dans ce contexte, il n’est pas rare d’entendre de la part de nos enfants : « Maman, papa, je ne veux pas aller à l’école ».
L’agressivité, et l’ensemble des comportements négatifs (comme les comportements oppositionnels ou destructeurs) qui l’accompagnent généralement, fait partie des problèmes de santé mentale les plus graves et les plus répandus pendant l’enfance.5 En effet, l’agressivité est souvent la caractéristique principale à la fois du trouble oppositionnel avec provocation et du trouble des conduites.
Plusieurs des problèmes sociétaux les plus coûteux et les plus dommageables (par exemple, la délinquance, l’abus de substances et les troubles mentaux chez l’adulte) ont pour origine les problèmes précoces des conduites. Ces problèmes, en particulier lorsqu’ils apparaissent pendant la jeune enfance, sont extrêmement stables et prédicteurs de faibles résultats. En effet, approximativement la moitié des enfants chez lesquels on a détecté des problèmes de comportement au niveau préscolaire continuent à manifester ce modèle de comportement pendant l’enfance et au début de l’adolescence.
Problème de l’enfant
Pour un enfant ou un adolescent, un problème de santé mentale (ou une maladie mentale), ça pourrait vouloir dire…
- On dirait que personne ne se soucie de moi.
- Je suis souvent triste, irritable, inquiet ou fâché
- Je ne m’aime pas
- Je ne vois rien de bon dans l’avenir
- Je suis impuissant, j’ai perdu la maîtrise de ma vie.
Comment aider l’enfant
En général
Encouragez un mode de vie sain. Servez des aliments sains, assurez-vous que les enfants et les adolescents dorment assez et font suffisamment d’exercice.
Demandez aux enfants et aux adolescents si leur journée s’est bien passée. Quand ils ont fait quelque chose de bien, dites-leur (p. ex., quand ils font beaucoup d’efforts, sont patients ou aimables, ou s’améliorent). Concentrez-vous sur l’effort plutôt que sur le résultat. Si quelque chose les dérange ou les stresse, demandez-leur s’ils ont besoin d’aide pour résoudre leur problème.
Demandez aux enfants et aux adolescents ce qu’ils ressentent. Certains enfants ne savent pas toujours comment s’exprimer. Aidez-les à « nommer » et à exprimer leurs émotions (p. ex., « Ça devait être frustrant d’attendre aussi longtemps… »).
Aidez-les à voir les choses selon un autre point de vue. Il faut montrer l’exemple aux enfants (p. ex., « Ma patronne était de très mauvaise humeur aujourd’hui, mais il faut qu’elle prenne soin de sa mère et ce n’est pas facile pour elle »).
Montrez aux enfants à demander de l’aide et du soutien quand ils en ont besoin.
Prenez toujours au sérieux les préoccupations et les inquiétudes des enfants. Les enfants et les adolescents pourraient croire que leurs émotions n’ont aucune importance si on les néglige.
A l’école
Être positif
Lorsque les parents sont enthousiastes envers l’école, les enfants ont beaucoup plus tendance à l’être aussi! Il est important de démontrer la valeur accordée à l’école, aux devoirs et aux activités. Les enfants puisent souvent leur motivation scolaire de leur propre famille!
Ne pas en faire une compétition
Certains enfants réussissent mieux que d’autres, tout simplement. Que ce soit au sein d’une même fratrie, avec les enfants des alentours ou ceux de la classe, rappelez-vous que chacun apprend à son rythme et essayez de ne pas établir de comparaison. Leur progression n’est pas toujours linéaire, ni égale. L’important est que chacun développe son potentiel…. Après tout, ce ne sont pas nécessairement les premiers de classe qui réussissent dans la vie! Au contraire Pour un enfant, s’intéresser à sa scolarité, c’est s’intéresser à lui. Mais sa vie scolaire ne se résume pas à son carnet de notes. A travers l’école s’offre l’occasion d’évoquer avec lui ses amis, ses professeurs, ses activités, ses difficultés, ses rêves de métier… Tout ce dont il n’a pas la possibilité de parler dans le cadre de l’école.
Agir rapidement
Si vous sentez qu’il y a un problème avec votre enfant à l’école, que ce soit au niveau académique, comportemental ou relationnel, n’attendez pas que la situation s’empire. Parlez-en à son enseignant ou à la personne concernée (au service de garde, par exemple) et essayez de mettre en place des solutions. Le personnel de l’école est là pour faire équipe avec les parents, en toute situation.
Acceptez la période d’adaptation
Chaque année, le retour à l’école s’avère une période d’adaptation. Cette année, elle le sera plus que jamais. Mais cette adaptation s’avère essentielle. Discutez avec votre enfant afin de savoir comment il se sent, quelles sont ses appréhensions, mais aussi ses joies.
Ne minimisez pas ses inquiétudes, écoutez et, lorsque possible, tentez de les désamorcer. Sa réalité a changé plusieurs fois en l’espace de quelques mois, et certains comprennent qu’elle peut à tout moment changer à nouveau. Tout cela peut être une source de démotivation, mais il faut malgré tout conserver le cap.
Surveillez les devoirs
Autant que possible, surveillez la période de devoirs. Il faut installer une saine routine de travail à la maison, et ce, dès la première année. Si les habitudes sont acquises à un jeune âge, il est fort probable qu’elles seront conservées tout au long de la scolarité.
Encouragez-le
Félicitez votre enfant pour ses progrès et ses bonnes notes, accordez-lui des récompenses ou des privilèges, à l’occasion, afin de couronner ses efforts. Inspirez-vous de ces 4 façons d’encourager la confiance en soi des enfants pour motiver votre enfant.
Évitez de revenir sans cesse sur ses travaux moins satisfaisants
Si votre enfant échoue dans une matière, il en est déjà conscient. L’enfoncer encore plus ne servira qu’à minimiser son estime personnelle. Tâchez plutôt de chercher, ensemble, des solutions à ce problème (un prof particulier, un cahier d’exercices pour la maison). Soyez alerte aux signaux d’anxiété de performance, un stress que vivent de nombreux enfants, et ce, dès le primaire.

