L’INSOMNIE : Ce que dit la psychologie

D’un point de vue psychologique, l’insomnie traduit une difficulté du sujet adulte à prendre de la distance avec les tensions qui peuplent son monde externe, et avec les conflictualités intrapsychiques que ces tensions et angoisses suscitent.

Insomnie d’endormissement

L’insomnie dont souffrent les patients anxieux se situe plutôt en début de nuit. C’est l’insomnie d’endormissement. Elle a plusieurs origines selon que l’on est obsessionnel, anxieux ou que l’on souffre de névrose hystérique. Ainsi, l’obsessionnel a du mal à s’assoupir car l’idée de perdre la maîtrise de soi lui est insupportable.Pour l’anxieux phobique, le sommeil est « trop proche de la mort »; l’angoisse suscitée au soir tombant engendre des manifestations somatiques qui l’empêchent de s’endormir.

Insomnie nocturne

Les réveils en milieu de nuit concernent la majorité des insomniaques. En cause, d’après les experts, des troubles comme l’apnée du sommeil, un reflux gastro-oesophagien, les bouffées de chaleur liées à la ménopause ou l’envie d’uriner chez les hommes âgés ayant des problèmes de prostate.
Une fois tout problème de santé écarté, la priorité est de consulter un psychothérapeute pour traiter d’éventuels troubles anxieux. Pas moins d’une dizaine de séances sont nécessaires, surtout si les crises d’anxiété cachent une dépression sous-jacente.

Causes

il existe des facteurs prédisposants qui nous rendent « vulnérables » à la maladie, en d’autres termes qui augmentent le risque de développer un jour la maladie. On retrouve des facteurs génétiques, les personnalités anxieuses, l’histoire personnelle et familiale ainsi que l’éducation.

Ensuite, intervient le facteur précipitant c’est-à-dire l’évènement extérieur qui va déclencher l’insomnie. Cet évènement est le plus souvent un évènement stressant ou générant une détresse émotionnelle chez l’individu (séparation, décès, préoccupations excessives, …).

Si ces facteurs durent dans le temps ou se répètent, d’autres facteurs comportementaux et cognitifs vont apparaître. C’est ce que l’on appelle des facteurs pérennisants, efficaces sur le court terme mais responsables du cercle vicieux de l’insomnie chronique. Parmi ces facteurs, on retrouve en premier lieu des mauvaises habitudes comportementales (se coucher plus tôt, rester longtemps dans le lit, faire des longues siestes la journée) et des fausses croyances concernant l’insomnie

Symptômes de l’insomnie

*Difficulté à initier le sommeil (soit prendre plus de 30 minutes à s’endormir);

*Difficulté à maintenir le sommeil, caractérisé par un ou plusieurs éveils et une difficulté à se rendormir (soit plus de 30 minutes d’éveil total dans la nuit);

*Réveils trop tôt le matin et incapacité à se rendormir (soit un réveil de plus de 30 minutes avant l’heure désirée);

*La perturbation du sommeil cause une détresse cliniquement significative ou une détérioration dans la sphère social, occupationnelle, académique, comportemental ou dans d’autres sphères importantes pour la personne;

*Les difficultés de sommeil sont présentes au moins 3 nuits par semaine;

*Les difficultés de sommeil sont présentes durant au moins 3 mois;

*Les difficultés de sommeil sont présentes malgré des conditions adéquates pour le sommeil (par exemple, un environnement calme et silencieux).

Que faire pour lutter contre l’insomnie ? Des conseils simples


Dans la plupart des cas d’insomnie occasionnelle ou transitoire, la correction de toutes les mauvaises habitudes suffit pour adopter un comportement adapté et favoriser l’endormissement. Pour cela, il est recommandé de :

Mettre en place un rituel du coucher, constant et régulier, pour retrouver progressivement un sommeil normal. Toutes les approches douces (relaxation, phytothérapie, sophrologie …) sont aussi à privilégier ;
Eviter les dîners trop copieux, la consommation de caféine, d’alcool (l’alcool fragmente le sommeil et favorise les éveils nocturnes) ou de tabac dans les heures précédant le coucher (la nicotine est un stimulant) ;
Évitez la pratique d’une activité sportive dans les 4 heures qui précèdent le sommeil ;
Prendre une douche fraîche pour diminuer la température corporelle ;
Les siestes, uniquement si elles n’aggravent pas l’insomnie

Eviter les soirées passées devant un écran (jeu vidéo, internet, smartphone…) à cause de la lumière bleue qui perturbe la sécrétion normale de mélatonine et dérègle l’horloge biologique, elle-même impliquée dans la régulation du sommeil. Par ailleurs, la stimulation cérébrale liée aux activités sociales ou ludiques (notamment les jeux de guerre) favorise l’hyperéveil et va donc à l’encontre du processus d’endormissement ;
Respecter des heures régulières de coucher et surtout de lever ;

Les solutions possibles

A. Médicament

Plusieurs médications peuvent être prescrites pour soulager les symptômes de l’insomnie. Cependant, la médication ne la soigne pas, au contraire, elle augmente le risque de souffrir de problème d’insomnie dans le futur lorsqu’elle est prise pendant plus de 4 semaines. Par exemple, lorsque quelqu’un décide d’arrêter de prendre la médication, il peut souffrir d’insomnie de rebond, qui se définit comme une aggravation temporaire des symptômes. Cela amène généralement la reprise de la médication par l’individu, créant une dépendance psychologique et physique à cette médication.

B. Psychothérapie (chez un psychologue ou psychiatre)

Au cours des dernières années, les recherches sur l’insomnie se sont intensifiées, ce qui permet maintenant aux psychologues d’apporter des solutions concrètes et durables sur le plan clinique. Les personnes souffrant d’insomnie peuvent espérer dormir normalement grâce à des psychothérapies éprouvées scientifiquement.


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