La maladie mentale qu’on appelle psychose affecte la vie de celui qui en souffre d’une façon directe. Mais ce n’est pas seulement lui qui en souffre, mais aussi sa famille et tout son entourage.

Il est important de savoir reconnaître les signes avant-coureurs de la psychose, afin de pouvoir les repérer chez quelqu’un. Ces signes ne sont pas nécessairement alarmants si l’on considère chacun d’entre eux séparément. Cependant, ils peuvent être révélateurs d’un certain malaise lorsqu’ils se manifestent ensemble chez une même personne. Même s’ils apparaissent progressivement ou ne sont pas clairs, il ne faut ni les ignorer ni minimiser leur importance. Vous ne devez pas tenir pour acquis que la personne traverse un mauvais moment ou qu’elle a abusé de l’alcool ou des drogues, ou encore que les symptômes disparaîtront d’eux-mêmes. Pour en savoir plus sur la psychose cliquez sur https://wp.me/pcTMdp-3b
Si vous vivez avec une personne atteinte d’une maladie mentale, vous pouvez ressentir différentes émotions, par exemple de l’anxiété, de la colère, de la honte, de la tristesse. Vous pouvez aussi vous sentir démuni face à la situation. Chaque personne réagit différemment. Par exemple :
- certains parents peuvent vivre de la culpabilité face à la maladie de leur enfant;
- les membres de la famille peuvent se demander si la maladie est héréditaire;
- les membres de l’entourage peuvent s’inquiéter et se questionner sur les nouvelles responsabilités qu’ils auront à assumer.
Ces réactions sont tout à fait normales. Cependant, si vous vivez de la détresse, n’attendez pas d’être en situation de crise pour agir. Informez-vous dès maintenant sur ce que vous pouvez faire.
Comment aider la personne souffrante ?
1. Informez-vous
Pour vous sentir en confiance et mieux comprendre la maladie dont souffre la personne atteinte, vous pouvez par exemple :
- lire des livres, des documents ou des articles sur le sujet;
- écouter des émissions sur le sujet;
- Assister à des conférences ou à des activités de formation.
2. Changez votre attitude à son égard
Plusieurs attitudes peuvent vous aider à établir ou à conserver une bonne relation avec la personne atteinte, par exemple :
- Montrez-lui que vous êtes capable de vous mettre à sa place et de comprendre ce qu’elle vit.
- Évitez de lui faire la morale ou de lui dicter ce que vous feriez à sa place.
- Félicitez-la pour tous les changements positifs qu’elle apporte dans sa vie, par exemple les changements d’attitude ou de comportement.
Parlez-lui en utilisant le « je » plutôt que le « tu ». C’est le secret d’une bonne communication. Ainsi, la personne aura moins tendance à réagir en niant ou en se défendant. Par exemple, vous pouvez lui dire : « Je m’inquiète du fait que tu restes toujours dans ta chambre et que tu ne manges presque plus, je suis triste de ce qui t’arrive » plutôt que « Tu ne manges presque plus, tu restes toujours dans ta chambre, qu’est-ce que tu penses qu’il va t’arriver? ».
3. Exprimer votre émotion
Évitez d’accumuler du ressentiment. Tentez de trouver des personnes capables d’écoute avec qui vous pourrez partager vos émotions sans contrainte ni culpabilité. Ce pourrait par exemple être de bons amis ou une organisation d’aide aux proches des personnes atteintes de maladie mentale.
4. Variez vos attitudes
Efforcez-vous d’adapter votre approche et votre manière d’agir au comportement de la personne (par exemple, si elle se montre méfiante et évite le contact visuel, tenez-en compte et n’empiétez pas sur l’espace dont elle a besoin). Ne la touchez pas sans qu’elle vous l’ait d’abord permis. Indiquez-lui précisément quels comportements vous préoccupent et ne faites pas de spéculations sur l’interprétation qu’elle en donne. Il est important de laisser la personne exprimer ce qu’elle ressent ou ce qu’elle croit si elle en manifeste le besoin. Dans la mesure du possible, laissez-la donner le ton et le style à l’interaction. Sachez qu’elle peut être effrayée par ses pensées et ses sentiments.
5. Composez avec la personne souffrante
Vous ne devez pas nier la réalité de ce que la personne perçoit (hallucination) ou en minimisant l’importance, ou encore en débattre avec elle. Dans le même ordre d’idées, ne vous montrez pas alarmé, horrifié ou embarrassé par les illusions sensorielles ou les hallucinations dont la personne est victime.
Par ailleurs, ne vous moquez pas des symptômes psychotiques que présente la personne. Si elle manifeste un comportement paranoïaque, n’agissez pas de manière à entretenir ou à exacerber sa paranoïa.
Que faire si la personne refuse l’aide offerte?
Il se peut qu’une personne refuse d’être aidée, tout en ayant conscience qu’elle ne va pas bien. La confusion et la peur qu’elle ressent l’incitation peut-être à nier son malaise. Si c’est le cas, encouragez-la à parler à quelqu’un avec qui elle se sent en confiance. Il est également possible que la personne refuse de demander l’aide parce qu’elle ne réalise pas qu’elle est malade. Elle peut alors opposer une vive résistance à vos tentatives pour l’incitation à demander de l’aide. Dans un cas comme dans l’autre, votre plan d’action doit tenir compte de la nature et de la gravité de ses symptômes.

Il est important de savoir qu’une personne manifeste des symptômes psychotiques ne peut être contrainte à suivre un traitement qu’elle répond aux critères des procédures visant la garde non volontaire dans un établissement de santé. Si son comportement ne présente aucun danger pour elle-même ou pour les autres, soyez prêt à patienter le temps qu’il faudra. Les personnes se trouvant dans un état psychotique ont souvent besoin de temps pour comprendre qu’elles sont malades. Ne menacez jamais la personne de la loi sur la santé mentalement à son égard ou de la faire hospitaliser dans un établissement psychiatrique. Conservez plutôt une attitude amicale en lui signifiant que vous restez disponible au cas où elle aurait besoin de votre aide.
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