La douleur chronique est un syndrome multidimensionnel (fréquemment nommé « syndrome douloureux chronique ») exprimé par la personne qui en est atteinte. Il y a douleur chronique, quelles que soient sa topographie et son intensité, lorsque la douleur présente plusieurs des caractéristiques suivantes :
- persistance ou récurrence, qui dure au-delà de ce qui est habituel pour la cause initiale présumée, notamment si la douleur évolue depuis plus de 3 mois;
- réponse insuffisante au traitement ;
- détérioration significative et progressive du fait de la douleur, des capacités fonctionnelles et relationnelles du patient dans ses activités de la vie journalière, au domicile comme à l’école ou au travail.
La douleur chronique peut être accompagnée :
- de manifestations psychopathologiques ;
- d’une demande insistante par le patient de recours à des médicaments ou à des procédures médicales souvent invasives, alors qu‘il déclare leur inefficacité à soulager ;
- d’une difficulté du patient à s’adapter à la situation.
LA RELAXATION
La douleur a de nombreuses conséquences : perturbations du sommeil, tensions et contractions musculaires, réactivité au stress, anxiété… La relaxation est une réaction physiologique qui consiste en une détente musculaire, une détente mentale, un sentiment de calme et de confort.
Dans le cadre de la douleur chronique, les techniques de relaxation sont proposées non pas comme un but (être détendu) mais comme un moyen antalgique et de désensibilisation du système nerveux à la douleur. Une pratique quotidienne entraine des secrétions d’endorphines qui ont un effet antalgique au long cours. Pour avoir des résultats, il faut faire des séances tous les jours pendant plusieurs mois. Ce n’est pas magique et demande donc un apprentissage.
Conditions d’entraînement
- Se mettre dans des conditions favorables.
- Veiller à ne pas être dérangé(e) pendant votre relaxation.
- Installez vous confortablement sur un lit, allongé(e) sur le dos. Les bras étendus de chaque côté du corps, la paume des mains reposant à plat sur le lit. Les pieds légèrement écartés l’un de l’autre. Fermez doucement les yeux de façon à vous concentrer sur les exercices …
- Faire des relaxations courtes tous les jours est plus efficace qu’une longue séance une fois par semaine.
- Si des pensées, des images se présentent, laissez les passer et reprenez l’exercice que vous étiez en train de faire.
- La relaxation est un outil et non pas un but en soi. Faites-en l’expérience et répétez là. Cela se fera peu à peu.
- Choisissez les exercices qui vous sont le plus faciles au début.
LA MEDITATION
Nous donnons ici seulement une technique.
OBSERVER LA DOULEUR EN COMPTANT ET DÉCOMPTANT
«
Cet exercice est proposé lorsque la douleur ne laisse que peu de répit et qu’elle attaque à intervalles réguliers. Son but est de permettre un laps de temps de plus en plus long entre chaque vague douloureuse ».
Déroulement de l’exercice
Commencez par identifier l’endroit du corps où la douleur débute (par exemple l’orteil gauche pour une douleur qui irradie des orteils vers la hanche). Démarrez le décompte à l’apparition de la douleur en allant, le plus lentement possible de 10 à 1. Compter en sens inverse nécessite en effet une plus grande concentration que compter normalement et aide à être « dans les nombres » plutôt que dans ce qui fait souffrir.
LA SOPHROLOGIE
Proche de l’hypnose, la sophrologie a prouvé des efficacités pour atténuer la douleur.
exercice pour atténuer les douleurs de règles
La pompe, ou pompage des épaules : très utilisé en gestion du stress, cet exercice a pour but d’évacuer la douleur, la gêne, toute sensation négative. On peut le faire debout, assis voire allongé.
« Redressez-vous en laissant tomber les épaules naturellement. Prenez une longue inspiration par le nez tout en serrant les poings très fort, les bras le long du corps. Bloquez votre respiration, et « pompez les épaules » : remontez les épaules jusqu’aux oreilles puis laissez-les retomber. Imaginez-vous comme une pompe géante, qui va pomper à l’intérieur de vous tout ce qui vous embête : la douleur, la crispation, la colère, la gêne… Réglez la vitesse de pompage en fonction de votre état. Rapidement, vous détendrez toute la zone de la nuque, mais si vous souffrez, allez-y plus doucement. Une fois que vous avez suffisamment pompé tout en bloquant la respiration, soufflez et expirez d’un grand coup tout en ouvrant les mains en grand. Vous pouvez ajouter sur ce souffle des images comme un nuage de fumée, une nuée de papillons noirs ou une flamme géante qui va représenter tout ce que vous évacuez… Vous pouvez imaginer une couleur si vous l’associez à votre douleur, comme le rouge par exemple. Répétez cet exercice trois fois. »
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