Quelles conséquences ?
A l’inverse de ce qu’affirmait au 19e siècle Samuel Auguste Tissot dans un ouvrage dédié à l’onanisme, la masturbation n’engendre pas de maladies. « Cette pulsion de masturbation ne provoque pas le mal, elle en est le révélateur », « Elle est la conséquence et non la cause d’une angoisse ou d’une dépression latente par exemple. L’acte masturbatoire devient en quelque sorte un traitement que la personne se prescrit à elle-même ».
Problème, cette dépendance relève du cercle vicieux. Car le stress ou le mal-être conduisent le sujet à se masturber pour se calmer. S’ensuit une sorte de honte, de déception et de culpabilité qui augmentent le mal-être… et conduit à se caresser pour se soulager encore et encore.
Comment savoir si on est addict à la masturbation ?
Il y a certes une question de fréquence : plusieurs fois par jour, sur le lieu de travail, connexion à des sites pornographiques très fréquentes… mais surtout, c’est quand la souffrance apparaît que l’on peut considérer qu’il y a un réel problème. Lorsque le désir de s’isoler est si fort que l’on organise son planning pour pouvoir se masturber en annulant des rendez-vous, des sorties avec des amis.
Quel est le profil des dépendants à la masturbation ?
Souvent, ce sont des personnalités timides qui manquent de confiance en elles, ou qui sont soumises à un grand stress et qui ont besoin d’évacuer une tension. Les « déçus de l’amour » peuvent également voir dans l’auto-sexualité l’avantage de ne pas risquer d’être abandonnés. C’est quand elle finit par remplacer la relation affective que cela pose problème.
Comment sortir de la dépendance à la masturbation ?
Dans un premier temps, il est nécessaire de reconnaître le problème. Une thérapie peut être utile. L’idée est de détourner ces pulsions vers autre chose comme le sport par exemple. Mettre un contrôle parental sur son ordinateur peut aider à limiter la consommation d’images pornographiques
Comme pour toute addiction, la masturbation compulsive nécessite d’être accompagné. Le premier pas consiste à reconnaître sa souffrance. « La plupart du temps les personnes sont soit dans une autoanalyse très critique d’elle-même, et se perçoivent pervers ou obsédés sexuels soit dans un déni du comportement non perçu comme la source de leur problème »


