Bonheur
on considère qu’il est plus juste de voir le bonheur comme pouvant également découler d’une vie pleine de sens. Cette vision était celle des Anciens, mais elle reste actuelle : les questionnaires d’évaluation du « bien-être subjectif » (l’appellation scientifique du bonheur) s’appuient à la fois sur la fréquence des ressentis émotionnels agréables (bien-être dit hédonique) et sur le sentiment global d’une vie qui a du sens (bien-être dit eudémonique). Ces deux voies se complètent et se renforcent, plus qu’elles ne s’opposent. Elles interagissent l’une avec l’autre. Car le bonheur repose sur des instants heureux, mais n’est pas que cela : il est aussi l’intégration de ces moments heureux dans une vision globale de l’existence.
Cependant, à moins d’être exceptionnel, il faut de l’énergie, de la persévérance et de la confiance pour bâtir une vie pleine de sens. Et d’où viennent ces « ingrédients » ? Du plaisir d’exister, de ces états d’âme positifs qui fournissent ce que les psychiatres nomment l’élan vital (dont sont dépourvues les personnes déprimées ayant perdu la capacité de savourer l’existence) et qui aident à avoir une vision d’ensemble de sa vie. En effet, des études récentes ont montré que plus on a d’états d’âme positifs, plus on a le sentiment, à un moment donné, que sa vie a un sens.